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Goût de / Good France

Pour la quatrième année consécutive, Goût de / Good France célèbre joyeusement la vitalité de la cuisine française, un véritable trait d’union entre les chefs du monde entier.

Le 21 mars dans 150 pays, Goût de / Good France, organisé à l’initiative du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, contribue au rayonnement de la cuisine française sur les 5 continents. De la haute gastronomie au bistrot de qualité, de nombreux restaurateurs en Belgique s’engage dans l’opération Goût de/ Good France, en respectant la structure d’un repas à la française : apéritif généreux, une entrée, un ou plusieurs plats, du fromage et/ou un dessert, accompagnés de vins et de champagnes français.

En reprenant l’idée des « dîners d’Epicure » d’Auguste Escoffier en1912, Goût de / Good France mobilise les chefs du monde entier et les ambassades pour servir, le même jour, des dîners « à la française » dans plusieurs villes du monde. Cet événement international, dont la première édition a eu lieu en 2015, fait suite à l’inscription du «repas gastronomique des Français » sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO. Ainsi, tous les 21 mars, les restaurateurs participants proposent à leurs convives l’expérience de l’art de vivre à la française et rendent hommage à sa capacité d’innovation et aux valeurs qu’elle véhicule : partage, plaisir, respect du «bien-manger », de ses contemporains et de la planète.

En 2017, plus de 2100 restaurants participants dans 150 pays, 250 000 menus servis et 8000 personnes reçues dans 156 ambassades. Vitalité, modernité, responsabilité : la cuisine devient la vitrine de valeurs positives pour la France avec une dimension chaleureuse associée aux plaisirs de la table.

Nous vous invitons à mobiliser les restaurateurs de votre entourage à participer, et évidemment à aller dîner dans les restaurants investis dans Goût de  / Good France le 21 mars prochain.

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Trois annonces d’Edouard Philippe aux start-up de la French Tech

Le Premier Ministre Edouard Philippe a profité de la réception des 87 lauréats du Pass French Tech le 25 septembre 2017 et du lancement de France Digitale Day pour annoncer trois grandes mesures à destination des start-up françaises.

« La French Tech est un atout formidable de notre pays, un atout que nous voulons continuer à accompagner et amplifier« , a déclaré Edouard Philippe devant 87 start-up réunies à Matignon pour la remise du Pass French Tech 2016-2017 ce lundi 25 septembre 2017. Après avoir cité les atouts de la France et rappelé les grandes mesures économiques du pays, le Premier Ministre a annoncé trois autres mesures visant à aider les start-up.

1ère mesure : faire de la France une scène internationale pour les start-up

« Nous souhaitons faire de la France une nouvelle terre de conquête pour les start-up de l’international« , a indiqué Edouard Philippe. Cela passe notamment par la formation : « Nous allons former massivement (…) tous ceux qui ont le plus besoin de compétences, parce que la compétence, c’est la première des sécurités, c’est la première richesse pour s’adapter au monde qui vient, c’est la première demande de ceux qui recrutent« . Et d’ajouter : « Le monde et ses métiers changent à grande vitesse, les pays qui sauront formés plusieurs fois dans une même vie seront ceux dans lesquelles les entreprises seront les plus performantes

2e mesure : doublement des moyens dédiés au programme French Tech Diversité

« Nous ne pouvons pas accepter que nos start-up françaises accueillent deux fois moins de salariés étrangers qu’au Royaume-Uni. Et que seulement un entrepreneur sur cinq soit une femme« , déclare Edouard Philippe. Et d’ajouter : « Nous allons amplifier l’année prochaine le programme French Tech Diversité en doublant les moyens qui lui sont consacrés« . Objectif : « Faire émerger toujours plus d’entrepreneurs issus des quartiers prioritaires de la politique de la Ville ou relevant de bourses étudiantes. » Au total, 70 start-up devraient ainsi bénéficier de cette mesure en 2018, avec deux fois plus de moyens, de l’ordre de 2 à 4 millions d’euros, apprend-on en marge du discours du ministre.

3e mesure : la revue sectorielle des start-up

Edouard Philippe a également annoncé « vouloir rendre l’environnement réglementaire et financier des start-up toujours plus favorable« . Une orientation qui va dans le sens des annonces qu’il aura « l’occasion de présenter au projet de loi de Finance cette semaine, avec un doublement du plafond… Ah, et puis vous verrez. La priorité restera aux parlementaires« , a-t-il annoncé en faisant volontiers un peu de teasing. Mais surtout, ce qu’il faut retenir, c’est le lancement de la revue sectorielle des start-up confiée à Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat en charge du Numérique. Et ce, « afin d’identifier tous les irritants, qu’ils soient législatifs, réglementaires, ou ni législatif ni réglementaires, mais qui sont perçus par nos start-up comme les plus graves dans leurs secteurs d’activité« . Le Premier Ministre a par ailleurs rappelé que dans le cadre du grand plan d’investissement (9 milliards d’euros pour la transformation numérique de l’Etat et 13 milliards pour l’innovation) devant permettre à la France de se projeter dans le futur, le choix a été fait « de continuer à soutenir et à financer les initiatives de la French Tech parce qu’elles sont essentielles pour la France« .

« Votre réussite sera celle de notre pays« , a-t-il ajouté, s’adressant toujours directement aux start-up. Ce cadre énoncé, Edouard Philippe a cependant lancé un défi : « A partir de là, c’est à vous de jouer je ne veux pas vous mettre la pression mais nos sociétés attendent beaucoup de vous« . Des attentes en termes de « solidarité, générosité et bienveillance« . Et de conclure : « À vous d’être encore meilleurs, à vous d’être encore plus ambitieux.

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Save The Date (12sept) : « Young Members » @Cercle de Lorraine

Dear French Tech Members,

We are pleased to invite you to the Kick-off event of the « Young Members » of the club.

It will be the first activity of the « Young Members » team that was just created.

It will take place as an Afterwork on Tuesday September, 12 at 18.30 at the Club.
To register, please complete this short on-line registration template

This event is free to attend, but registration is required. Places are limited.
Please do not hesitate to share with anyone you believe might be interested!

We are very much looking forward to meeting you in September!
Best regards,

The Young Members Committee

 

What is the objective?
We developed a tailor-made package for « Young Members » (aged 25-40y) in order to rejuvenate the club and re-inforce our position as leading business club in Brussels.
To strengthen the links between « Young Members » and jump-start on recruitment, we organize an Afterwork to meet and inform current and potential future members.
It would be great if you could join, and also bring with your friends or business contacts that could be interested to join the club!

Who should you invite and how?
Basically, we target you, your friends or business contacts that could be interested to join the Cercle de Lorraine/ Club van Lotharingen as « Young Members ».
Typically, these would be professionals with a readiness to pay 500€ per year or more to be member of the club and enjoy the tailored benefits (see below). Last but not least, they need to be between 25 and 40 years old when they join.

What would they benefit?
We have build a specific value proposition centered around the professional development of the youth and the creation of strong networks. By becoming a member, your friends or business contacts would benefit the followings:

  • Regular membership to one of the leading Business Club in Belgium
  • Access to top manager and CEOs of Belgian and International companies
  • Network of other young high-potential in different industries
  • If requested, Mentoring program with experienced members of the club
  • Business talks on hot topics/ key trends that are shaping our future
  • Informal afterworks to connect members and recruit new ones
  • Ad-hoc event tailored for young members

The membership fee for the package will be tiered by age, starting at 500€/year for 25-29y old (i.e. up to 66% discount vs. current pricing).
The Kick-off event is free (drinks and small bites will be served) and aims at explaining in details this new package and allowing you to meet with current young members and other young high-potential professionals

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Digital Wallonia et la French Tech Brussels annonce le début de leur collaboration officielle.

Digital Wallonia et la French Tech Brussels annonce le début de leur collaboration officielle.

Digital Wallonia et la French Tech partagent la même ambition de développer leurs écosystèmes numériques et technologiques respectifs, notamment à l’international.
Après de nombreuses autres villes emblématiques au quatre coins du monde, la French Tech dispose désormais d’un Chapitre opérationnel en Belgique avec French Tech Brussels.
De son côté, depuis la lancement de la stratégie numérique en 2016, Digital Wallonia est devenu l’étendard officiel de toutes les missions internationales notamment organisées par l’AWEX. Plus de 300 entreprises et startups wallonnes ont participé à ces missions. Depuis janvier 2017, avec San-Francisco et Barcelone, Digital Wallonia dispose de ses 2 premiers hotspots internationaux, basés dans les bureaux de l’AWEX.

Pourquoi collaborer ?

Certains pourraient voir dans ces ambitions respectives la source d’une concurrence accrue.
S’inscrivant dans une la logique collaborative chère à l’économie numérique, Digital Wallonia et French Tech Brussels ont choisi de travailler ensemble, de partager leurs ressources et de développer des actions communes, en Belgique et à l’étranger.

Comment collaborer ?

En pratique, 3 pistes de collaboration ont été identifiées par Digital Wallonia et la French Tech Brussels :
● la co-organisation ou la co-participation à des événements ou conférences à Bruxelles et en Wallonie. Cela implique notamment un travail commun sur l’identification de thèmes porteurs, d’orateurs ou acteurs à mobiliser, d’entreprises ou startups à valoriser, …
● l’identification de partenariats business ou technologiques entre les écosystèmes numériques wallons et français, poursuivant et intensifiant ainsi des initiatives déjà existantes, par exemple avec des régions comme la Bretagne, les Hauts-de-France ou la Nouvelle-Aquitaine.

CONTACTS ET INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Digital Wallonia
www.digitalwallonia.be
www.facebook.com/digitalwallonia
• @digitalwallonia
info@digitalwallonia.be
• André Blavier : andre.blavier@adn.aei.be ou 0478/226661

French Tech Brussels
www.frenchtech-brussels.com
www.facebook.com/frenchtech.brussels
• @FrenchTech_Bxl
• Geoffroy Verney-Carron : geoffroy@frenchtech-brussels.com

AWEX
www.awex-export.be
www.facebook.com/AWEX.Belgium
• @AWEX_Belgium
• Guy Vanpaesschen : G.vanpaesschen@awex.be

Business France :
• Frédérique Lefévre : Frederique.LEFEVRE@businessfrance.fr

Make-our-planet-great-again-sur-les-reseaux-sociaux-Macron-trolle-Trump

L’Elysée lance www.makeourplanetgreatagain.fr

L’Elysée vient d’annoncer le lancement du site internet www.makeourplanetgreatagain.fr. Le communiqué de presse se trouve ci-dessous. Cette initiative vise à attirer entrepreneurs, chercheurs et étudiants de toutes origines impliqués dans la mise en œuvre des engagements de l’accord de Paris de décembre 2015 relatif à la lutte contre les changements climatiques.

Publié le 08 Juin 2017
À la suite de la décision des États-Unis de sortir de l’Accord de Paris, le Président de la République, Emmanuel MACRON a lancé, le 1er juin 2017, un appel aux chercheurs et aux enseignants, aux entrepreneurs, aux associations et aux ONG, aux étudiants et à toute la société civile à se mobiliser et à rejoindre la France pour mener la lutte contre le réchauffement climatique. Cet appel à fédérer les énergies autour de la protection de la planète illustre la volonté de la France d’être à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique.

Aujourd’hui, cet appel se concrétise par le lancement de la plateforme internet « Make Our Planet Great Again». Cette plateforme vise à faciliter la mobilisation pour la protection de notre planète de celles et de ceux qui souhaitent s’investir dans des projets, poursuivre des recherches, entreprendre, rechercher des financements ou s’installer en France. Coordonné avec les ministères de la Transition écologique et solidaire, de l’Europe et des Affaires étrangères, de l’Économie, et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et porté parBusiness France, ce site Internet, développé en anglais et en français, offre un seul et même outil, ambitieux, pratique et pragmatique.

* * *

Following the decision of the United States to withdraw from the Paris Agreement, the President of the Republic, Emmanuel MACRON, on 1 June 2017, called onscientists, teachers, entrepreneurs, associations and NGOs, students and civil society as a whole to mobilize and join France to lead the fight against global warming. This call to pool energies in order to protect the planet demonstrates France’s willingness to stand at the forefront of the fight against global warming.

Today, this call is becoming a reality with the launch of the web platform « Make Our Planet Great Again ». This platform aims at helping to mobilize all those wishing to commit themselves to projects, carry on research, take action, seek funding or move to France for the protection of our planet. Coordinated by the ministries of Ecological and Sustainable Transition, Foreign and European Affairs, Economic Affairs, Higher Education, Research and Innovation, this website, supported by Business France and available in both French and English, provides a single tool that is challenging, practical and action-oriented.

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www.makeourplanetgreatagain.fr
#MakeOurPlanetGreatAgain

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Retour soirée EdTech du 17/05/2017

Retour sur la soirée EdTech qui a eu lieu le 17/05/2017 dans les locaux de Be Central à Bruxelles.

Vous pouvez consulter ci-dessous le support de présentation ainsi que quelques photos de l’événement :

Vous pouvez également télécharger le PDF de la présentation.

FrenchTech

http://www.oezratty.net/wordpress/2017/guide-des-startups-2017/

Véritable mine d’or d’informations pour les startupeurs, le guide des startups 217 d’Olivier Ezratty est paru le 25 avril dernier.

Vous pouvez consulter l’article source d’Olivier ici : http://www.oezratty.net/wordpress/2017/guide-des-startups-2017/

Ou bien directement télécharger le guide via le bouton ci-dessous

Bonne lecture !

L’Equipe French Tech Brussels

[Vidéo] Visite d’Axelle Lemaire chez Co.Station

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Lancement officiel de la French Tech Brussels !

Initiée par des entrepreneurs de startups françaises et belges, la French Tech Brussels a été officiellement lancée en Belgique, le mercredi 23 novembre 2016, dans les salons de KBC Brussels sur la Grand Place à Bruxelles.

Il y a 3 ans maintenant, le gouvernement français créait « La French Tech ». La French Tech, c’est l’appellation par laquelle on désigne la communauté des jeunes entreprises françaises des nouvelles technologies. La French Tech, c’est aussi un programme de politique publique volontariste, un ensemble de mesures de soutien, y compris à l’international, pour favoriser le développement des jeunes pousses digitales. La French Tech, c’est enfin une véritable marque, qui valorise l’excellence française dans ce domaine, qui fédère ces startups innovantes à fort potentiel de croissance, et qui favorise leur promotion auprès des investisseurs, des grands groupes, et d’une façon générale de l’ensemble des acteurs susceptibles de les aider à se développer.

Depuis 2014, ce sont 13 grandes villes françaises qui se sont engagées à mettre en œuvre des programmes accélérateurs de développement pour les jeunes entreprises de « la Tech », et qui ont été labellisées « métropoles French Tech ». En 2015, des « réseaux thématiques French Tech » ont été mis en place, associant des écosystèmes de startups autour des secteurs d’activité les plus dynamiques : pas très loin de la frontière franco-belge, c’est le cas de la « Fintech » par exemple – les nouvelles technologies au service du financement de l’économie – à laquelle participe la métropole French Tech de Nancy ; c’est aussi le cas de la « Healthtech » – au service de la médecine – auquel est associée la métropole French Tech de Lille. Cela ouvre des perspectives de belles synergies au service de l’innovation et de la croissance.

 

Une soirée énergétique au sein de la Tech franco-belge

Cette soirée, en présence de S.E. Madame l’Ambassadeur de France a été un grand succès, par le nombre impressionnant de chefs d’entreprises et investisseurs présents. Mme l’Ambassadeur a rappelé que la communauté des Français en Belgique est la première communauté étrangère du pays et l’une des trois premières communautés françaises à l’étranger. Bruxelles est la deuxième ville la plus cosmopolite au monde, c’est pourquoi Bruxelles se devait d’accueillir sa communauté French Tech.

Un programme riche a été présenté pour cette première soirée :

  • Christophe Chatillon, le CEO de Tapptic, a évoqué l’évolution des technologies avec l’arrivée de la réalité virtuelle, des objets connectés et de l’intelligence artificielle, tests à l’appui pour les invités.
  • Jean Christophe Conticello, le CEO de Wemanity a abordé l’influence des nouveaux modes de management des startups sur les entreprises.
  • 8 startups Tech belges et françaises ont « pitché » pendant 1 minute devant ce public fervent de l’exercice proposé.

 

La French Tech Brussels, French peps !

La French Tech Brussels, soutenue par Business France, vise à  accélérer le développement international des startups et créer des ponts entre la tech en France et en Belgique.

« C’est une communauté pleine de promesses, qui a pris l’heureux parti d’associer d’emblée Français et Belges. Car nous avons tout à gagner à mettre en commun nos génies innovants,  face aux « géants digitaux », nous sommes plus intelligents et plus forts à plusieurs, et c’est bien d’ailleurs le sens du projet européen de Marché unique numérique. », rappelle Mme L’Ambassadeur.

 

Propulsée par des entrepreneurs pour des entrepreneurs

La French Tech Brussels s’est donnée trois missions :

  • Fédérer une communauté Tech franco/belge et créer des synergies avec l’écosystème belge. C’est une communauté collaborative d’entrepreneurs pour des entrepreneurs.
  • Accélérer le développement des startups de la communauté en favorisant les interactions avec les grandes entreprises, avec les investisseurs, avec les programmes La French Tech d’accélération.
  • Rayonner en mettant en avant les startups, en organisant des événements thématiques, en multipliant les rencontres, et en créant des partenariats avec la presse spécialisée.

 

French Tech Brussels, l’énergie collective !

L’économie numérique est déterminante pour l’avenir. C’est le noyau de création de startups innovantes. Bruxelles peut devenir une capitale européenne en la matière, la création de la communauté French Tech Brussels y donnera certainement un coup d’accélérateur.

La French Tech Brussels est encore à la recherche de sponsors et de partenaires pour développer ses activités, et les entrepreneurs impliqués dans l’initiative le font de façon bénévole. Des rendez-vous sont prévus dès 2017, et pour y participer une inscription sur leur newsletter est nécessaire.

C’est vrai qu’une belle énergie collective se dégageait de cette soirée…

 

Contact

hello@frenchtech-brussels.com

+32 (0) 2.880.59.28.

http://frenchtech-brussels.com/

https://www.facebook.com/frenchtech.brussels/

twitter : @FrenchTech_BXL

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Intelligence Artificielle un savoir-faire européen et une French Tech hyperactive (mydigitalweek.com)

L’Intelligence Artificielle ou l’accomplissement des utopies 

« L’Intelligence Artificielle (IA) est le domaine de l’informatique qui étudie comment faire faire à l’ordinateur des tâches pour lesquelles l’homme est aujourd’hui encore le meilleur »1.

Par Eric Cohen, Fondateur & PD-G de Keyrus

Après l’euphorie presque utopique des années 60-70 et les espoirs déçus des années 1980 qui ont vu reculer l’approche symbolique, l’IA a su renaitre de ses cendres à cette même période au travers d’une approche connexionniste qui voit l’avènement de systèmes multi-agents, de mémoires auto-associatives et de réseaux de neurones artificiels (RNA) performants.

Une soixantaine d’années de recherches et d’avancées majeures font ainsi de l’IA un puissant vecteur de transformation du monde qui bouleverse aujourd’hui l’ensemble des activités humaines, l’entreprise et les modèles économiques. Oscar Wilde considérait le progrès comme l’accomplissement des utopies. C’est finalement cette approche qui convient le mieux aux évolutions actuelles de l’intelligence artificielle qui augure les plus grandes innovations.

L’apprentissage machine (Machine Learning)

Apparus au début des années 1950, les réseaux de neurones constituent les éléments fondateurs de l’apprentissage automatisé. Grâce à eux, un programme est désormais capable « d’apprendre » et d’améliorer ses réponses par l’expérience. C’est cette capacité d’apprentissage (supervisé ou non supervisé) transférée à une machine qui révolutionne les pratiques numériques et font le succès de l’IA. Les progrès de l’IA impactent en effet l’ensemble des activités humaines, de l’industrie aux services, de la santé à l’enseignement, de l’agriculture aux transports, de la sécurité à la défense.

Aucune expertise ne peut se prévaloir aujourd’hui de spécificités qui la rendrait incompatible avec les capacités fonctionnelles de l’IA. Accompagnant l’augmentation des puissances de calculs (la loi de Moore), l’IA constitue le principal moteur de la révolution numérique, premier enjeu des entreprises.

Elle fait l’objet d’une course à l’innovation de la part des grands acteurs du domaine. Qu’ils soient privés ou étatiques, ces acteurs ont parfaitement mesuré le caractère « stratégique » de son développement et tentent pour cela d’imposer leurs normes en mettant à disposition des plates-formes de briques algorithmiques « Opensource ». D’une manière générale, l’IA permet d’exploiter de façon pertinente les mégadonnées (Big Data) issues des capteurs, des objets connectés, et toutes les données produites sur internet et les réseaux sociaux.

L’apprentissage machine se révèle ainsi des plus performants dans de nombreuses tâches : traitement du signal, maîtrise des processus, robotique, classification, pré-traitement des données, reconnaissance de formes, analyse de l’image et synthèse vocale, cybersécurité, diagnostics et suivi médical, marché boursier et prévisions, demande de crédits et de prêts immobiliers, recrutement et analyse automatique de cv…

Un savoir-faire européen et une French Tech hyperactive

En matière d’IA, les géants américains GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) occupent une position dominante.  Ce leadership ne doit pourtant pas masquer le fort potentiel européen et l’excellence française, régulièrement reconnus à l’international.

En choisissant d’implanter à Zurich son groupe de recherche (GRE) dédié au Machine Learning et en confiant sa direction au français Emmanuel Mogenet, Google mise pleinement sur l’excellence européenne.  Sa filiale londonienne Google Deep Mind, fleuron mondial de l’IA, enchaîne les succès d’innovation avec notamment les victoires d’AlphaGo contre le champion du monde Lee Sedol.

Facebook a installé ses trois laboratoires « Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) » à Paris, dirigés par le français Yann Le Cun, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes au monde du Deep Learning. Ces implantations « stratégiques » dessinent un axe européen de l’IA qui témoigne de l’intérêt des GAFAM pour le savoir-faire européen.

L’Europe et notamment la France font preuve d’un réel dynamisme dans la création de startups centrées sur l’Intelligence Artificielle. De nombreux élèves ingénieurs et doctorants travaillent pendant leur scolarité sur un projet embarquant de  l’IA puis concrétisent ce projet par la création d’une startup soutenue par l’incubateur de l’école d’ingénieurs. Ce mode opératoire (qui a fait ses preuves)  permet d’accompagner efficacement l’entreprise et de la stabiliser durant ses premiers mois d’existence.

Parmi les startups françaises qui ont fait le pari de l’Intelligence Artificielle, on peut citer Alkemics pour une connexion intelligente des marques et des distributeurs afin de mieux servir l’expérience omnicanal des consommateurs, Blue Frogs Robotics pour les robots compagnons (Buddy), Cardiologs Technologies pour la prise en charge des pathologies cardiaques, Elum Energy pour la gestion intelligente de l’énergie photovoltaïque, Scortex et Craft.Ai pour l’application de l’IA aux objets connectés, Julie Desk pour l’assistant personnel, ou encore Smart Me Up pour la reconnaissance faciale en temps réel.

On notera que plusieurs startups de cette liste ont remporté des prix d’innovation en 2015 et 2016. Soutenues par des incubateurs académiques (ParisTech Entrepreneurs, X-UP l’accélérateur de l’École polytechnique…), ces startups font preuve aujourd’hui d’un fort dynamisme susceptible d’inspirer les différents acteurs de l’économie numérique et les décideurs politiques. Les grands groupes industriels français doivent eux-aussi jouer leur rôle en acceptant le risque et en rachetant ces startups lorsqu’elles sont mises en vente pour ne plus laisser s’échapper des concentrés d’excellences technologiques.

La France ne manquera pas le train de l’Intelligence Artificielle. Elle n’a pas d’autres choix que de soutenir cet écosystème en créant un environnement favorable à l’innovation numérique. Elle dispose pour cela d’un vivier de compétences et d’expertises unanimement reconnu qui devrait favoriser une transformation réussie de ses entreprises et par là, de l’économie française !

 

Source : http://mydigitalweek.com/intelligence-artificielle-savoir-faire-europeen-french-tech-hyperactive/?hash=7a91be0a-3975-4c5f-8864-0ed61a07ba22